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Influenza aviaire hautement pathogène : niveau de risque "élevé"

La situation sanitaire vis-à-vis de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) évolue rapidement après la détection de très nombreux cas dans la faune sauvage migratrice et dans des élevages au bord de la mer du Nord ou de la Baltique, dans des élevages allemands et dans un élevage de poules pondeuses aux Pays-Bas.

En France, plusieurs foyers d’influenza aviaire hautement pathogène ont été confirmés chez des particuliers, dans les départements des Ardennes et de l’Aisne, mais aussi tout dernièrement dans la faune sauvage migratrice présente aux abords du Lac de Madine.

Dans ce contexte et au début de la période migratoire à risque, la France est en situation de forte vigilance.

Une situation de forte vigilance

Depuis le 5 novembre 2021, l’accélération de l’épizootie en Europe a amené à un passage au niveau de risque "élevé".
Des mesures de prévention et de biosécurité renforcées, ainsi qu’une surveillance au sein des élevages, des basses-cours et de la faune sauvage sont donc à appliquer sur l’ensemble du territoire métropolitain, que vous soyez particulier ou professionnel. Ces mesures sont fixées à la fois par l’arrêté du 16 mars 2016 modifié et par celui du 29 septembre 2021 relatif à la biosécurité en élevage de volailles ou oiseaux captifs.

Qu’est-ce que l’influenza aviaire ?

Il s’agit d’une maladie animale infectieuse, virale et très contagieuse affectant les oiseaux. Cette maladie n’est pas transmissible à l’Homme par la consommation de viandes de volailles, d’oeufs ou de tout autre produit alimentaire, toutefois les conséquences économiques pour la filière avicole peuvent être très importantes en cas de propagation de la maladie.

Les mesures applicables sur tout le territoire métropolitain

Que vous soyez particulier ou professionnel, il est dorénavant indispensable :

  • de confiner vos volailles ou de mettre en place des filets de protection sur votre basse-cour,
  • d’exercer une surveillance quotidienne de vos animaux.

Les mesures suivantes sont également utiles :

  • protéger votre stock d’aliments des oiseaux sauvages, l’accès à l’approvisionnement en aliments et en eau de boisson de vos volailles,
  • éviter tout contact direct entre volailles et oiseaux sauvages/autres volailles d’un élevage professionnel,
  • ne pas vous rendre dans un autre élevage de volailles sans précaution particulière,
  • protéger et entreposer la litière neuve à l’abri de l’humidité et de toute contamination (pas de contact possible avec les cadavres),
  • ne pas transporter les fientes et fumiers compostés à proximité de la basse-cour en dehors de l’exploitation, avant une période de 2 mois,
  • réaliser un nettoyage régulier des bâtiments et du matériel utilisé pour votre basse-cour, sans jamais utiliser d’eaux de surface (eaux de mare, ruisseau, pluie collectée).

Le respect des règles de biosécurité de la part de chaque détenteur de volailles reste primordial pour éviter toute contamination au sein de son élevage ou de sa basse-cour.
Toutes mortalités ou signes de maladie dans les élevages et les basses-cours sont à signaler sans tarder à un vétérinaire et/ou à la DDETSPP (03 25 80 33 33/ddetspp@aube.gouv.fr, ou en dehors des heures d’ouverture au public, au 03 25 42 35 00).



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